04. La Guilde des joueurs et des faiseurs de pipeaux

 


La Guilde Française des Faiseurs et Joueurs de Pipeaux (GFJP) est créé en 1933 sous le patronage de l’association La Nouvelle Education afin de promouvoir, en France, un travail d’éducation musicale analogue à celui auquel se consacrait, depuis le milieu des années vingt, une Guilde semblable en Angleterre. Il s’agissait ainsi par le moyen de simples pipeaux de bambou que l’on fabrique soi-même, de mettre la musique à la portée de tous, de fournir à l’oreille une éducation, d’encourager chacun, non seulement à faire de la musique au lieu de se contenter d’en écouter, mais de se livrer tout de suite à la musique d’ensemble, grâce aux instruments simples que sont ces pipeaux.

Les Guildes se sont formées successivement en Angleterre, en France, en Suisse, en Belgique, au Danemark, en Irlande, pour protéger tout ce travail contre des démarcations possibles et maintenir sa valeur artistique au niveau très élevé auquel l’avait placé Margaret James, fondatrices de la Pipers Guilde en établissant.

Les instruments fabriqués ne peuvent être ni achetés ni vendus : chaque personne, enfant ou adulte, fait le sien et en joue. Les pipeaux doivent être peints car la peinture préserve le bambou des influences atmosphériques. Il est recommandé de les décorer. Cette décoration fait du pipeau un instrument personnel et apporte un nouvel intérêt à sa construction.

Ils sont accordés en Ré. Leur étendue est de dix notes. Par des combinaisons de doigtés, on peut obtenir tous les demis tons. Il existe plusieurs sortes de pipeaux de longueurs différentes : le soprano (en ré), l’alto (en la), le ténor (en ré), la basse (en sol) et les pipeaux de deux octaves qui permettent, une fois réunit, de faire de la musique d’ensemble. Des essais furent également faits pour la fabrication de tambour, viole et luth selon le même esprit.

En 1936, la Guilde anglaise regroupait près de 800 personnes. Nous n’avons pas retrouvés le pendant de ces chiffres pour la Guilde Française. Cette dernière a néanmoins acquis une réputation solide et n’a cessé de se développer. Elle eu des sections provinciales et des sections enfantines.

En 1938, le bureau de la Guilde décida de faire appel à un cercle beaucoup plus large de collaborateurs en créant le groupe des Amis de la Guilde.

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Les responsables de la Guilde sont alors :

Président d’honneur : M. Paul le Flem, directeur des chanteurs de Saint-Gervais.

Bureau :

Présidente : Mme Mc Jannet
Vice présidente : Mme T.-J. Guéritte
Secrétaire générale : Mlle Henriette Goldenbaum
Trésorière : Mlle Gisèle Féry

Comité :

Mme Jane Bathori, membre du jury d’audition de la Radio.
M. Léon Chancerel, directeur du Centre d’Etudes dramatiques
M. Roger Cousinet, secrétaire général de La Nouvelle Education,
M. André Lefèvre, commissaire national des Eclaireurs de France,
M. Marcel Moyse, professeur au Conservatoire, membre du Conseil supérieur de la Radio.

Remarque  : La GFFJP a survécu à la seconde guerre mondiale. Nous tentons actuellement d’en retrouver les archives afin d’en faire l’historique sur cette période. Si certaines personnes possèdent des informations sur leur localisation, nous les invitons à nous contacter.

Quant à l’actualité de cette pratique instrumentale, voir le site : http://www.flutes-de-bambou.com/album-photo/ L.G.