5. Travaux universitaires sur l’histoire du mouvement de l’Education nouvelle (Memoires, Theses, HDR)

 

2009

Rita HOFSTETTER a brillamment soutenu son Habilitation à diriger les recherches sur

L’avènement des sciences de l’éducation Le vivier genevois (fin du 19e siècle - milieu du 20e siècle)

HDR soutenue en Sorbonne, le vendredi 16 janvier 2009 sous la direction du Professeur Jean-Noël Luc (Paris IV).

Jury

Pierre Caspard, Directeur du Service d’Histoire de l’éducation (INRP- ENS), France Jean-Noël Luc, Professeur à l’Université Paris-IV Sorbonne, France Éric Mension Rigau, Professeur à l’Université Paris-IV Sorbonne, France António Nóvoa, Recteur de l’Université de Lisbonne, Portugal Frank Simon, Professeur à l’Université de Gent, Belgique

Presentation :

Le Mémoire principal (volume 1) retrace l’émergence des sciences de l’éducation comme champ disciplinaire à partir de l’exemple genevois. L’analyse systématique de l’institutionnalisation des premiers cours, diplômes, postes et chaires ainsi que des contenus et structures des réseaux de communications relevant de la pédagogie ou science(s) de l’éducation nous a permis de cerner les conditions d’apparition du champ disciplinaire et d’identifier les acteurs et facteurs, pressions et tensions qui favorisent ou retiennent son déploiement et définissent ses formes institutionnelles et cognitives. Nous nous sommes inspirée des récents travaux d’histoire et de sociologie des sciences postulant la nécessité de contextualiser l’histoire dite interne des productions intellectuelles et du fonctionnement d’un champ disciplinaire, pour comprendre comment les pratiques scientifiques s’articulent sur des pratiques socioprofessionnelles traversées d’enjeux sociaux, politiques, culturels, économiques et comment les avancées cognitives transforment en retour ces pratiques et enjeux. Le site étudié revêt à l’évidence une signification particulière : c’est à Genève qu’est fondé en 1912 le premier Institut DES sciences de l’éducation (Institut J.-J. Rousseau) dont le rayonnement et la longévité n’ont que peu d’équivalents en Europe. Présentant des configurations spécifiques que nous nous sommes efforcée de comprendre, l’exemple genevois nous semble aussi intéressant en ce qu’il s’inscrit dans une dynamique internationale, dont il constitue une manifestation parmi d’autres, permettant ce faisant d’appréhender l’histoire plus générale des sciences de l’éducation et de leurs champs professionnels et disciplinaires de référence. Le Mémoire de synthèse (volume 2) s’intitule Aux fondements de l’instruction publique, de la formation des enseignants et des sciences de l’éducation (19e-20e siècle) ; il rend compte de l’activité scientifique menée sur ces problématiques et présente les principaux chantiers de recherche envisagés.

2008

Thèse soutenue le 1er juillet 2008 sous la direction d’Antoine Savoye a l’Universite de Paris VIII

L’Education nouvelle et l’enseignement catholique en France (1899-1939)

par Laurent GUTIERREZ

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Cette thèse soutient que la filiation assumée avec les idées philosophiques de Jean-Jacques Rousseau par la majorité des représentants du mouvement de l’Education nouvelle, mêlée à la méconnaissance théoriques et pratiques des méthodes actives par les membres de la communauté éducative chrétienne, a condamné la compréhension et, par la même, la diffusion de cette pédagogie dans l’enseignement catholique français entre la fin du XIXè siècle et le début de la Seconde Guerre mondiale. Dans le même temps, la multiplication des référents appelés à légitimer cette pédagogie profane a développé à son endroit un scepticisme ambiant chez les catholiques qui s’est confirmé dès lors que certains représentants de ce mouvement d’éducation ont affirmé leur engagement à des luttes politiques contraires à celles de l’Eglise.

2007

Nous sommes heureux de voir que l’École doctorale d’Histoire moderne et contemporaine - Centre d’histoire du XIXe siècle (Paris I - Paris IV),Université Paris IV - Sorbonne doit faire soutenir un certain nombre de travaux précieux en rapport avec l’histoire du mouvement de l’Education nouvelle en France sous le thème "Histoire de l’innovation pédagogique et scolaire". Sept travaux (trois déjà soutenus et quatre autres prévus en 2007) portent sur l’histoire politique, sociale et culturelle de l’innovation pédagogique, dans sa théorie et ses pratiques.

HDR sous la co-direction de Jean-Noël Luc et de Jean-Louis Cohen, professeur à l’Institut d’urbanisme de l’Université Paris VIII et à l’Institute of Fine Arts de New York University (soutenance prévue à l’automne 2007)

« Le souffle du plein air » : L’influence du mouvement international des Écoles de plein air sur l’architecture scolaire du XXe siècle

par

Anne-Marie CHÂTELET

Maître de conférences à l’École d’architecture de Versailles

Cette étude met en lumière, à travers l’exemple des écoles de plein air, l’influence durable du corps médical sur la définition de l’architecture durant le XXe siècle. L’hypothèse est que cette influence s’exerce de façon directe au début du siècle, moment où cette profession a conquis une position sociale forte, et que les écoles de plein air, lieu de prévention de la tuberculose, en sont un lieu d’observation privilégié. Les idées des médecins sont relayées par les éducateurs, au nom de principes pédagogiques, et par les architectes, qui y voient les germes d’une architecture nouvelle. L’étude éclaire également le déroulement et le rôle des cinq congrès internationaux d’écoles de plein air organisés entre 1922 et 1954. Elle s’appuie sur le dépouillement de fonds d’archives, municipales et privées, et de sources imprimées, en France, en Allemagne et en Suisse.

Jury
Jean-Pierre Chaline, professeur à l’Université Paris IV
Jean-Louis Cohen, professeur à New York University
Jean-Noël Luc, professeur à l’Université Paris IV
Andrew Saint, professeur à l’Université de Cambridge
Wolfgang Voigt, directeur adjoint du musée d’architecture de Francfort)
Danièle Voldman, directrice de recherche au CNRS (Université Paris I)

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Doctorat sous la direction de Jean-Noël Luc

Les jardins d’enfants et leur personnel, de l’origine à nos jours

par

Annie GERVAIS-KARPOWICZ

Formatrice de jardinières d’enfants

2006

Entre temps, du 30 novembre au 1er décembre 2006 a eu lieu un colloque sur F. Le Play dont voici le programme :

http://www.science-sociale.org/news/index.php ?id_news=104

En 2006, l’École doctorale d’Histoire moderne et contemporaine - Centre d’histoire du XIXe siècle (Paris I - Paris IV),Université Paris IV - Sorbonne, a, d’autre part, fait soutenir les 3 thèses suivantes

Thèse soutenue le 28 novembre 2006 :

L’École des Roches : une « école nouvelle » pour les élites(1899-2006)

par

Mlle Nathalie DUVAL

Assistante d’histoire à l’Université Paris IV-Sorbonne

Cette monographie sur l’École des Roches s’intéresse à l’éducation des élites à travers l’étude d’un lieu emblématique de l’ « éducation nouvelle ». Il s’agit d’un internat situé à la campagne, dans l’Eure. Son histoire, est étudiée, de 1899 à nos jours, selon trois axes de recherche : pédagogique, économique et sociologique. Le plan adopté est chronologique. L’Ecole des Roches est singulière par son inspiration britannique, son fondateur, Edmond Demolins, ayant créé le prototype de l’ « école nouvelle » en France (première partie). Elle s’est imposée comme un creuset d’ « éducation nouvelle » (deuxième partie). Comparativement au Collège de Normandie, son voisin, qu’elle finira par absorber, elle est une entreprise commerciale mieux gérée. Dans l’entre-deux-guerres, elle apparaît comme un modèle d’ « école nouvelle », et son audience touche les sphères de l’enseignement public et privé, à l’échelle nationale et internationale (troisième partie). Après 1945, elle ne répond plus vraiment au vocable d’ « école nouvelle », mais elle reste originale dans le paysage scolaire français. « Ecole des riches », « couvoir des élites » ? Telle est la question à laquelle veut répondre une étude sociologique des « Rocheux » et de leur réseau, que l’on tente de définir (quatrième partie). Enfin, la thèse s’attache à décrypter la mémoire de l’école et son évolution, compte tenu des mutations du recrutement des élèves, depuis les traditionnelles familles de la haute bourgeoisie et de l’aristocratie jusqu’aux actuelles élites dorées de la mondialisation.

Jury :
Jean-Pierre Chaline, professeur à l’Université Paris IV-Sorbonne, co-directeur du Centre d’histoire du XIXe siècle, directeur de la thèse
Dominique Barjot, professeur à l’Université Paris IV-Sorbonne
Pierre Caspard, directeur de recherche et directeur du Service d’histoire de l’éducation (INRP-ENS)
Nadine-Josette Chaline, professeur à l’Université de Picardie-Jules-Verne
Jean-Noël Luc, professeur à l’Université Paris IV-Sorbonne
Antoine Savoye, professeur à l’Université Paris VIII-Vincennes-Saint-Denis

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Thèse soutenue le 27 novembre 2006

Les socialistes et l’enfance au XIXe siècle (1830-1870)


par

Nathalie BREMAND

Conservateur à la bibliothèque universitaire de Poitiers

Les socialistes français de la période 1830-1870 se représentaient l’enfant comme un être innocent et pur, victime de la société de l’époque. Ils plaçaient en lui un immense espoir, car il incarnait, à leurs yeux, la génération à venir. Dans leurs discours théoriques sur la société idéale, ils avaient tendance à lui accorder un statut particulier, en considérant l’enfance comme une période structurée en de multiples catégories d’âge spécifiques et en lui attribuant une place individualisée dans l’espace privé et public. Ils réclamaient une nécessaire protection de l’enfant par la collectivité et soutenaient la création des nouvelles institutions qui lui étaient destinées. Ils redéfinissaient la place de l’enfant dans la société, en revisitant la relation pédagogique, en redistribuant les rôles à l’intérieur de la famille et en le mettant, dans certains cas, sur un pied d’égalité avec les adultes. Dans les réalisations expérimentales qu’ils menèrent - colonies, communautés, associations - l’éducation morale des enfants était une priorité, car on leur attribuait un rôle primordial à jouer dans le changement social. Le plus souvent séparés de leurs parents, ils étaient formés pour intégrer les valeurs de la nouvelle organisation sociale afin de les transmettre ensuite aux adultes. Par la diffusion de leurs idées et par leurs pratiques d’expérimentation sociale, les socialistes « utopiques » ont participé au changement des attitudes à l’égard des enfants qui se manifesta tout au long du XIXe siècle. Ils ont contribué, dans une certaine mesure, à l’évolution des mentalités vers une conception moderne du statut de l’enfant dans la société.

Jury :
Jean-Noël Luc, professeur à l’Université Paris IV-Sorbonne, directeur de la thèse
Éric Mension-Rigau, maître de conférences (HDR) à l’Université Paris IV-Sorbonne,
Michèle Perrot, professeur émérite à l’Université Paris VII-Denis-Diderot
Antoine Savoye, professeur à l’Université Paris VIII-Vincennes-Saint-Denis
Annie Stora-Lamarre, professeur à l’Université de Besançon

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Thèse soutenue le 10 mars 2006

La construction du « modèle scolaire » dans l’Europe du Sud-Ouest (Espagne, France, Portugal), des années 1860 aux années 1920

par

M.António Manuel SAMPAIO DA NÓVOA

Professeur à l’Université de Lisbonne

Jury :
Jean-Noël Luc, professeur à l’Université Paris IV, directeur de la thèse
Pierre Caspard, directeur de recherche et directeur du Service d’histoire de l’éducation (INRP-ENS)
Jean-Pierre Chaline, professeur à l’Université Paris IV, co-directeur du Centre d’histoire du XIXe siècle
André Encrevé, professeur à l’Université Paris XII
Gilbert Nicolas, professeur à l’Université Rennes II

2004

En 14 au 17 juillet 2004, l’ISCHE organisa un colloque sur l’Education nouvelle : genèse et métamorphoses qui se déroula à l’Université de Genève. Cette réunion de chercheurs permis de mettre en commun le résultat de nombreux travaux sur ce mouvement d’éducation. La qualité de l’organisation et de l’accueil des congressistes contribuèrent également à la réussite de ce rendez vous que l’on espère voir se pérenniser. L.G.

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